Les grands brûlés de l’incendie de Crans-Montana pourront bientôt bénéficier d’un soin pour panser leur blessures. Des chercheurs français sont à l’origine de cette découverte. Ce médicament encore expérimental pourrait accélérer la réparation et la cicatrisation de la peau.
Grâce à une molécule issue de l’hémoglobine de vers marins, le CHUV en Suisse expérimente une technologie prometteuse pour améliorer la réussite des greffes de peau. Ainsi, certains patients gravement touchés par l’incendie de Crans-Montana pourraient en bénéficier.
Une molécule venue du monde marin
Au cœur de cette avancée se trouve un animal discret : le ver marin. Le biologiste marin Franck Zal a mis en évidence, dans le sang du ver marin, une hémoglobine particulière baptisée M101, capable de transporter de grandes quantités d’oxygène. En observant le comportement du ver Arenicola marina, il a constaté que l’animal pouvait survivre plusieurs heures sans respirer à marée basse. Cette survie est rendue possible par une molécule qu’il recharge en oxygène lorsqu’il est immergé.
Un gel pour accélérer la cicatrisation
Intégrée dans un gel cicatrisant, la molécule M101 capte l’oxygène présent dans l’air et le diffuse directement dans les tissus. Ainsi, ce mécanisme favorise l’oxygénation de la peau et améliore ainsi la cicatrisation. Les équipes médicales ont déjà utilisé ce procédé à titre expérimental. En France, elles ont notamment traité des patients dont les brûlures étaient particulièrement étendues, alors que le produit n’était pas encore commercialisé.
L’évolution positive de sa situation renforce aujourd’hui l’espoir placé dans l’arrivée de ce traitement encore inédit en Suisse.
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Clément Bassot
Journaliste – Rédacteur
Le 21/01/2026
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