À l’occasion de la 12e édition de la Journée Évasion, l’association Premiers de Cordée a rassemblé 5 000 enfants malades et/ou en situation de handicap au Stade de France, pour une journée dédiée au sport.
Une parenthèse dans un quotidien difficile. Entre rires, jeux et rencontres inattendues, l’association Premiers de Cordée offre bien plus que de simples activités sportives. Toute l’année, l’association s’invite à l’hôpital pour apporter le sport aux enfants malades et/ou en situation de handicap. Et lors de la Journée Évasion, qu’elle a organisée au Stade de France le mercredi 15 avril, c’était l’occasion pour ces enfants de sortir des structures médico-sociales.
Une association engagée
Derrière les ateliers et les terrains improvisés, il y a surtout la mission de redonner le sourire. Créée en 1999, l’association Premiers de Cordée s’est construite autour de l’idée de permettre à tous les enfants, même les plus fragilisés, de vivre les émotions et les sensations du sport. Présidée par Nathalie Péchalat et soutenue notamment par Kylian Mbappé, l’association intervient gratuitement dans les établissements de soins. À travers son programme Sport à l’Hôpital, elle propose des initiations sportives régulières, adaptées à chaque enfant. Premiers de Cordée mène aussi des opérations de sensibilisation au handicap dans les écoles et les entreprises.

Une session basket fauteuil avec Maxime Médard, ancien joueur de Rugby à XV français
Le temps d’une journée, les couloirs des hôpitaux ont laissé leur place à l’immensité du Stade de France. Lors des Journées Évasion, les enfants sortent de leur quotidien pour vivre des expériences loin de la maladie. Dans les allées du Stade de France, les rires résonnent sur les visages des enfants. Des stands sportifs s’installent tout autour du stade ovale, avec tennis, football, tir à l’arc ou encore basket fauteuil. Chacun est invité à essayer ce qu’il souhaite. Peu importe le niveau ou le handicap, tout le monde est réuni ici pour ce qui rassemble tous les enfants : jouer. Des figures du sport ont même fait le déplacement, comme Ethan Mbappé, le petit frère du joueur du Real Madrid, ou Paul-Henri Mathieu, ancien joueur de tennis professionnel.
Pour Ilan, le foot plus que tout
Au milieu des 5 000 enfants présents, Ilan, 13 ans, profite pleinement de sa journée. Diagnostiqué diabétique de type 1 à l’âge de huit ans, il a appris à vivre avec la maladie. « Avec le diabète, c’est mon pancréas qui ne marche pas », explique-t-il. Cachée sous son t-shirt, une pompe à insuline l’accompagne partout. « Il faut toujours que je la garde sur moi ».
Un diagnostic arrivé un peu par hasard : « Je venais d’avoir le Covid, et deux semaines après, on a fait une prise de sang. On a découvert que j’étais diabétique. Quand j’ai compris, je n’ai rien dit parce que je savais que de toute façon j’étais obligé de faire avec », raconte le garçon. La grande passion d’Ilan, c’est le football, et ça l’aide beaucoup à oublier sa maladie. « Quand on rentre sur un terrain de foot, ça fait oublier les problèmes. Je ne pense pas à ça quand je joue ».
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Tous égaux sur le terrain
Pour Ilan, cette journée organisée au Stade de France exclusivement pour les enfants malades et/ou handicapés représente l’union. « Peu importe les handicaps mentaux ou physiques, tout le monde est humain », partage-t-il. Entre deux activités, les enfants peuvent aussi découvrir les coulisses du stade. Les vestiaires, les tribunes, autant de lieux chargés d’histoire. Face à ce stade mythique, Ilan affiche un grand sourire. « Ça me fait très plaisir d’être là, surtout parce que c’est ici que l’équipe de France a gagné la Coupe du monde de football en 1998 : 3-0 face au Brésil ! ». Le garçon est né 15 ans plus tard, mais on dirait qu’il était lui aussi présent sur les lieux.


Ilan a pu visiter le Stade de France et jouer au football avec d’autres enfants lors de cette Journée Évasion
Des rêves plein la tête
Dans les vestiaires, Ilan observe tout. Amoureux du ballon rond, il connaît l’histoire du football français presque par cœur. Et comme beaucoup, il rêve grand. « Mon rêve, c’est de devenir footballeur professionnel, de jouer à Paris et pour l’équipe de France, gagner la Coupe du monde et le Ballon d’Or, si je peux ». À ses pieds, des chaussures aux couleurs du Paris Saint-Germain, qu’il porte fièrement. Une sorte de porte-bonheur qu’il ne quitte pratiquement jamais. À la fin de la journée, il repart avec des souvenirs à raconter à ses camarades de classe et de football. Dans un coin de sa tête, l’un de ses plus grands rêves dort au chaud. Celui d’entendre un jour tout un stade scander son nom.
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