Une percée scientifique majeure, publiée fin janvier 2026, révèle qu’une analyse de sang pourrait identifier la maladie de Parkinson deux décennies avant l’apparition des premiers tremblements. Menée par une équipe suédo-norvégienne, cette étude ouvre une opportunité inédite pour traiter la pathologie avant que le cerveau ne subisse des dommages irréversibles.
Aujourd’hui, le diagnostic de la maladie de Parkinson est souvent posé trop tard : lorsque les symptômes moteurs apparaissent, 50 % à 80 % des cellules cérébrales concernées sont souvent déjà endommagées ou détruites. Pourtant, la maladie n’est pas soudaine. Elle évolue silencieusement pendant une phase dite “prodromale” qui peut durer 5 à 20 ans.
Une « alarme biologique » d’une précision de 91 %
L’équipe suédo-norvégienne a identifié une signature biologique précise dans le sang durant cette phase silencieuse. En analysant l’activité de milliers de gènes, ils ont découvert des marqueurs liés à la réparation de l’ADN et au stress cellulaire.
Ce test, d’une fiabilité pouvant atteindre 91 %, agit comme une alarme qui ne se déclenche que durant les premières étapes de la maladie. Cette découverte est capitale car elle permettrait de passer d’un diagnostic basé sur les symptômes visibles à une détection biologique précoce !
Un déploiement espéré d’ici 5 ans
L’enjeu est immense : avec plus de 270 000 personnes touchées en France et près de 12 millions dans le monde, le besoin de solutions est urgent. L’objectif des scientifiques est désormais d’expérimenter ces tests sanguins en milieu hospitalier d’ici cinq ans.
Pour les chercheurs, l’idée est simple mais révolutionnaire : comprendre les mécanismes de la maladie au moment où ils se produisent pour mieux apprendre à les stopper.
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