Loïc Pinto, fondateur de “Deuxième Souffle”, parcourt depuis dix ans les établissements pour personnes âgées afin de proposer des ateliers de boxe adaptée.
Au sein du Château de Nodet en Seine-et-Marne, ces séances d’initiation permettent aux résidents de briser l’isolement, de libérer leurs émotions et de préserver leur autonomie physique. À travers cette thérapie non médicamenteuse, la boxe devient un vecteur inattendu de bien-être et de reconquête de soi pour nos aînés.
Dès l’entrée dans le château, l’énergie change. Oubliez la routine souvent monotone du quotidien en Ehpad ; place aux gants rouges et aux coups de poings ! Pour Loïc, l’objectif premier est simple : créer du lien. “C’est l’occasion de leur faire faire de l’activité physique, mais aussi de les faire rire”, explique-t-il.
La boxe, un remède surprise et efficace
Face à lui, Christiane, 92 ans, exprime avec humour un doute bien légitime : “Je ne crois pas pouvoir boxer, vu mon grand âge.” Pourtant, quelques minutes plus tard, après un échauffement des poignets et un léger apprentissage, le doute laisse place à l’enthousiasme. La boxe agit ici comme un catalyseur social, forçant les regards à se croiser et les corps à se remettre en mouvement dans une ambiance de partage inédite.

Au-delà de l’aspect sportif qu’est la boxe, Loïc souligne une dimension psychologique très intéressante. La vie en Ehpad n’est pas toujours un choix délibéré et elle peut s’accompagner de frustrations, voire de colère. “On peut avoir une certaine frustration qui s’exprime parfois en tapant les soignants. Nous, on apporte un cadre dans lequel cette violence peut s’exprimer de manière sécurisée”, analyse le fondateur de Deuxième Souffle.
L’atelier peut donc devenir un exutoire efficace, une zone de décompression. Contrairement à ce que peuvent penser certaines personnes, cette pratique ne rend pas les résidents plus violents… loin de là. Elle aide à transformer une tension en une dépense physique constructive et innovante, en frappant les pattes d’ours de Loïc, grand sourire aux lèvres.
Préserver l’autonomie par des Uppercuts
La boxe adaptée s’inscrit dans le cadre des thérapies non médicamenteuses. Elle sollicite la coordination, l’équilibre et des amplitudes de mouvement que les seniors n’ont plus l’habitude d’explorer. Comme le confie une résidente après quelques échanges : “Ça fait faire des mouvements qu’on n’a pas l’habitude de faire. Ça fait du bien !”
En terminant la séance sous les applaudissements, il est certain que les résidents et Loïc ont passé un moment important de partage, de plaisir et évidemment de sport. Alors, prêts à boxer avec vos grands-parents ?
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