Atteint de la maladie de Lyme depuis sept ans, Paul-Adrien partage son quotidien sur les réseaux sociaux. Entre témoignage et sensibilisation, il met en lumière une maladie encore méconnue.
« Je m’appelle Paul-Adrien, j’ai 27 ans, et depuis 7 ans, je me bats contre la maladie de Lyme ». C’est avec ces mots simples accompagnés d’un sourire, que le jeune homme s’est présenté sur ses réseaux sociaux, avec un objectif en tête : sensibiliser à cette maladie méconnue. Positif malgré tout, Paul-Adrien parle de son nouveau quotidien sur TikTok, et cumule des milliers de vues.
Un voyage en Norvège
En 2019, Paul-Adrien voyage en Norvège, pour un stage dans une fermer biologique. Lors d’une cueillette de myrtilles, il retire plusieurs tiques avec ses ongles, sans vraiment savoir comment réagir. Mais deux mois plus tard, les premiers symptômes apparaissent : douleurs articulaires, vertiges, acouphènes, pertes de mémoire, et une fatigue extrême. Le diagnostic tombe, c’est la maladie de Lyme. Une maladie infectieuse transmise par les morsures de tiques, qui peut toucher les humains comme les animaux. Les gestes les plus simples, écrire ou marcher, sont devenus compliqués pour lui.
Face à la maladie, Paul-Adrien entame un long parcours médical. Il voit des centaines de médecins, fait des séances de kiné, d’ostéopathie, sans réel soulagement. Après des mois de recherche, il se tourne vers une clinique spécialisée en Allemagne. Une solution coûteuse, estimée à 20 000 euros, mais qui lui permet d’atténuer certains symptômes, notamment les pertes de mémoire. Soutenu par ses proches, il décide de raconter son histoire en ligne et lance une cagnotte : en cinq mois, plus de 13 000 euros ont déjà été récoltés. Et pour sensibiliser à sa cause, Paul-Adrien a plus d’un tour dans son sac.



Paul-Adrien parle de sa maladie sur son compte Instagram et Tiktok pauladrienll
Témoigner sur TikTok
C’est un peu par hasard que Paul-Adrien commence à publier des vidéos sur TikTok. Rapidement, il y trouve un espace d’expression. Avec humour, il raconte comment il a attrapé la maladie, partage son quotidien, ses hauts et ses bas. Les commentaires affluent très vite, entre questions, messages de soutien et témoignages similaires. « Il y a une visibilité à la fois pour la maladie et pour les malades, et c’est quelque chose d’important. Ça a donné à des personnes une idée de ce que pouvaient être certaines douleurs jusqu’ici inexpliquées depuis des années », explique-t-il à France 3 Régions. Certains internautes se reconnaissent dans ses vidéos, se sentant moins seuls, et surtout, écoutés.
De nouvelles passions
Ce passionné de sport adorait courir et partir en randonnée. Des activités devenues trop difficiles avec la maladie. Il s’est tourné vers d’autres alternatives pour continuer de pratiquer une activité physique. « Quand j’ai commencé à être malade j’ai cherché un nouveau sport pour ne pas avoir mal, et j’ai trouvé la natation ». Dans l’eau, il retrouve des sensations, travaille sa mobilité. Un vrai poisson dans l’eau !
Sur ses réseaux sociaux, il continue de documenter son quotidien. Avec une perfusion dans le bras, ou allongé sur un brancard, Paul-Adrien n’a pas peur de montrer l’envers du décor. Au rythme, parfois, de son saxophone, le temps d’une joyeuse parenthèse.
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