Maoudé, le combat d’une mère pour ses filles
Maoudé, le combat d’une mère pour ses filles

Maoudé, le combat d’une mère pour ses filles

Au Blanc-Mesnil, Maoudé élève seule ses filles Kadidiatou et Bintou, atteintes du syndrome de Morquio. Depuis sept ans, cette mère vit dans un logement inadapté et doit chaque jour porter ses filles ainsi que leurs fauteuils roulants dans les escaliers. Malgré des douleurs au dos et des années de démarches restées sans réponse, elle continue de se battre pour offrir un meilleur quotidien à ses enfants.

« Je fais tout ça pour mes enfants. » Derrière cette phrase simple se cache le quotidien bouleversant de Maoudé, une mère célibataire qui lutte chaque jour pour offrir une vie digne à ses filles. Dans son appartement du Blanc-Mesnil, Maoudé s’occupe seule de Kadidiatou et Bintou, âgées de 14 et 13 ans. Toutes deux sont atteintes du syndrome de Morquio, une maladie rare qui réduit fortement leur mobilité et les oblige à se déplacer en fauteuil roulant.

Mais leur logement n’est pas adapté à leur situation. Chaque matin et chaque soir, Maoudé doit porter ses filles dans les escaliers, en plus de leurs fauteuils roulants. À force de répéter ces gestes au quotidien, la charge physique devient immense : elle soulève seule près de 130 kilos chaque jour.

Des douleurs physiques

Malgré l’épuisement, elle continue, parce qu’elle n’a pas le choix, et surtout parce qu’elle refuse de laisser ses filles vivre isolées. Pourtant, avec le temps, son corps commence à céder. Les douleurs au dos se multiplient, conséquence directe des efforts répétés depuis des années. Face à cette situation, Maoudé ne cesse d’alerter les pouvoirs publics sur les réseaux sociaux. Elle partage régulièrement son histoire pour tenter de faire entendre sa voix. Elle a aussi multiplié les démarches administratives afin d’obtenir un logement adapté aux besoins de ses filles.

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Dans l’attente d’une aide

La mère de famille affirme avoir déjà sollicité l’ancien maire du Blanc-Mesnil, Thierry Meignen, sans résultat concret. Plus récemment, elle a également essayé d’obtenir un rendez-vous avec l’actuel maire, Demba Traoré. Pour le moment, elle dit être toujours dans l’attente d’une réponse. Au-delà des démarches administratives, c’est surtout un combat humain que mène Maoudé. Celui d’une mère qui porte sa famille à bout de bras, au sens propre comme au figuré. Malgré les difficultés, elle garde la même détermination, offrir à ses filles un quotidien plus sûr, plus accessible et plus digne.

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