Pour la première fois en 37 ans le Prix Nobel vert sacre uniquement des femmes
Pour la première fois en 37 ans le Prix Nobel vert sacre uniquement des femmes

Pour la première fois en 37 ans le Prix Nobel vert sacre uniquement des femmes

Pour la première fois depuis sa création en 1989, le Prix Goldman pour l’environnement, surnommé le « Prix Nobel vert », distingue exclusivement des femmes. Six militantes du Nigeria, de Corée du Sud, du Royaume-Uni, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, des États-Unis et de Colombie sont récompensées pour des combats menés au plus près de leur territoire.

L’édition 2026 du Prix Goldman pour l’environnement marque un tournant. Pour la première fois en 37 ans, les six lauréats désignés par la fondation sont toutes des femmes. Une situation inédite qui dit beaucoup de la place que prennent les militantes dans la défense concrète du vivant.

Ces lauréates ne sont pas distinguées pour des discours ou des engagements symboliques. Elles sont récompensées pour des actions très concrètes contre l’exploitation minière, le forage pétrolier, la fracturation hydraulique ou les feux de forêt. Leur point commun tient en une phrase : elles ont fait reculer des projets industriels là où elles vivent.

Six combats locaux contre des projets industriels

Au Nigeria, Iroro Tanshi a mis en place des brigades de pompiers volontaires qui ont stoppé plus de 70 départs de feu dans la réserve d’Afi Mountain. En Colombie, Yuvelis Morales Blanco a fédéré les habitants de Puerto Wilches contre deux projets pétroliers majeurs et contribué à mettre en pause la fracturation hydraulique commerciale dans le pays.

Chaque vendredi, recevez les bonnes nouvelles de la semaine en vous abonnant à notre newsletter

Au Royaume-Uni, Sarah Finch a obtenu en juin 2024 un arrêt historique de la Cour suprême sur un projet pétrolier dans le Surrey. La décision, baptisée « Finch ruling », impose désormais d’évaluer l’impact climatique des combustibles fossiles après leur extraction. En Corée du Sud, Borim Kim et le collectif Youth 4 Climate Action ont obtenu une décision similaire sur la politique climatique nationale.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, Theonila Roka Matbob a fait plier Rio Tinto sur la pollution laissée par la mine de Panguna, avec un accord signé en novembre 2024. Aux États-Unis, la leader yup’ik Alannah Acaq Hurley a coordonné le combat de 15 nations tribales qui a abouti en janvier 2023 au veto fédéral contre le projet minier Pebble Mine en Alaska.

Les femmes en première ligne des effets climatiques

Ce palmarès n’est pas un hasard de calendrier. Selon ONU Femmes, les femmes sont en moyenne plus exposées aux conséquences sanitaires du dérèglement climatique. Lors des catastrophes naturelles, elles ont aussi statistiquement plus de risques de perdre la vie que les hommes.

Dans de nombreuses communautés, ce sont elles qui gèrent au quotidien l’eau, la nourriture et l’énergie domestique. Cette proximité les place en première ligne dès qu’un projet industriel ou un événement climatique vient bouleverser leur environnement. Avec ce palmarès historique, la fondation Goldman finit par rattraper ce que six militantes vivent déjà sur le terrain.

Share the love 🍀

En savoir plus sur Le Média Positif

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

2 commentaires

  1. Ping :Une colocation qui ouvre ses portes à ceux qui n’en ont plus - Le Média Positif

  2. Ping :les 10 bonnes nouvelles de la semaine – Monde25

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.