Elle a fait le Marathon de Paris en mémoire de son père décédé
Elle a fait le Marathon de Paris en mémoire de son père décédé

Elle a fait le Marathon de Paris en mémoire de son père décédé

Dimanche 12 avril a eu lieu la 49ème édition du Marathon de Paris. Parmi les près de 60 000 participants, Sonia a foulé les rues parisiennes en mémoire de son père décédé d’un cancer il y a 8 ans.

Le Marathon de Paris, c’est 58 853 participants et 126 nationalités représentées. Un rendez-vous incontournable du dimanche pour des sportifs en quête de défi. Il y a ceux qui y participent pour se dépasser, ceux qui courent en couple ou entre amis, ceux qui le font pour le plaisir ou pour soutenir une cause qui leur tient à cœur.

Et puis, il y a ceux qui courent pour se souvenir. C’est le cas de Sonia. Huit ans après la disparition de son père, emporté par un cancer, elle s’est fixé un objectif fort : prendre le départ de cette course symbolique en hommage à celui qui était lui-même marathonien.

Dans les pas d’un marathonien

Sonia a imaginé ce moment pendant des mois. Face à la ligne de départ, elle n’a plus qu’une pensée : son père, et ce défi de 42 kilomètres à terminer pour lui rendre hommage. À ses côtés, son mari l’accompagne, un sac à dos chargé de souvenirs. À l’intérieur, des carnets remplis de mots écrits par son père, à l’époque où il courait encore. Loin des applications, des réseaux sociaux et de toute forme de compétition moderne, il consignait avec minutie ses sensations, ses chronos et le bonheur simple que lui procurait la course à pied. Atteint d’un cancer du côlon, il avait continué à courir malgré la maladie et les traitements, comme une forme de résistance. Le sport faisait partie intégrante de son équilibre. « En avril 1999, 22 000 participants… ça a bien changé ! » nous confie Sonia en feuilletant les carnets.

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Au mur des 30 kilomètres

Nous avons retrouvé Sonia au 30e kilomètre. « Pense à ton papa », lui glisse-t-on. « Oui, ça me booste ! », répond-elle aussitôt. À une dizaine de kilomètres de l’arrivée, l’émotion se lit déjà sur le visage de la fille de l’ancien marathonien. Sonia court seule, mais jamais vraiment sans lui. Dans l’effort, elle l’imagine à ses côtés, l’encourageant : « un pas après l’autre ». 5 heures, 6 minutes et 38 secondes : un temps que Sonia n’oubliera jamais.

Il doit me dire « Bravo, t’es trop forte ! Je n’en doutais pas. »

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