Le 12 juin 2026, EuraTechnologies a accueilli le sommet « L’IA avec NOUS ». Le groupe mondial Inetum y a porté une conviction simple : l’IA peut être européenne, concrète et utile au quotidien. Mais, elle doit avant tout accélérer.
Trois jours avant le G7 d’Évian, Lille a réuni plus de 1 000 participants et une cinquantaine d’intervenants pour une journée entièrement consacrée à l’IA. Sous le haut patronage du président Emmanuel Macron et à l’invitation de Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France, l’événement a voulu mieux faire connaître les usages actuels de l’IA et les investissements nécessaires pour son passage à l’échelle.
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Présenté comme l’« Acte II » de la stratégie française en matière d’IA, le sommet a fait la part belle aux applications concrètes et au débat avec les citoyens. C’est dans ce cadre que le groupe Inetum est intervenu à deux reprises, en tant que sponsor de l’évenement.
Pour Jacques Pommeraud l’IA marque une nouvelle révolution industrielle
Lors d’une table ronde dans l’Atrium, Jacques Pommeraud, CEO et chairman d’Inetum, a défendu une lecture nette du moment présent. Selon lui, l’IA est bien une nouvelle révolution industrielle, car tous les marqueurs d’une rupture majeure sont réunis, avec une vitesse de déploiement bien supérieure à celle des transformations passées.
Le dirigeant situe la France dans le peloton européen de l’adoption, sans pouvoir pour autant se reposer sur ses acquis. Jacques Pommeraud a également souligné l’importance de déployer l’IA agentique à grande échelle afin d’éviter d’être dépassé. Et selon lui il est “urgent d’agir”
Un observatoire européen et l’enjeu d’une IA souveraine
Stéphane Richard, directeur général Technologies Services d’Inetum France, a ensuite dévoilé l’Observatoire européen du digital et de l’IA, mené avec l’institut Bona fidé auprès de 2 400 cadres en France, en Belgique, en Espagne et au Portugal. Les résultats sont d’abord encourageants, puisque près de neuf cadres sur dix estiment que le numérique peut créer un monde meilleur, 65 % utilisent déjà l’IA dans leur vie personnelle et 76 % constatent un gain de productivité au travail.

L’étude révèle aussi des attentes fortes, avec 70 % des cadres inquiets pour leurs données et 64 % qui redoutent une manipulation de l’information. Pour Stéphane Richard, nous ne vivons pas une crise de la technologie mais de sa gouvernance, et le fait que seuls 41 % des cadres français se disent confiants dans la capacité de l’Union européenne à devenir un leader de la tech place la souveraineté au cœur des priorités. Une défiance qui ne manquera pas de faire réagir les élites présentes sur place et de les inviter à l’action.
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